01 mai 2007
La place de vérité
La place de vérité, certainement le village le plus célèbre de l'Ancienne Egypte. Et pour cause!
C'est au sein de cette petite communauté soudée et secrète, fondée par Amhenotep I, que la fine fleur des artisans Egyptiens contribuait à la continuité du KA royal, en donnant la vie aux demeures d'eternité des pharaons d'une partie du Nouvel Empire...
Car la tâche de ces alchimistes ne se bornait pas à creuser et décorer une simple tombe!
Leur but était d'accomplir une Oeuvre parfaite qui assurerait la réssurection de l'Ame Royale, pour que le Ka se transmette de pharaon en pharaon. La ressurection du pharaon sous sa forme Osiriaque, vainqueur des ténèbres et de la seconde mort.
08 septembre 2006
Horus: premier des rois d'Egypte...
Le mot Horus est une latinisation du mot grec Horos, venant lui-mêm de Hor et qui signifie "le Lointain", "L'important". Le symbole hiéroglyphique du faucon sur les étendards fut utilisés pour siginifier le mot "dieu".
Culte : Bien qu'il eut un important culte à Hieraconpolis et dans un grand sanctuaire à Letopolis, où on gardait l'épaule gauche d'Osiris, il a été vénéré dans toute l'Egypte sous certaines formes et, suite à l'exportation du culte d'Isis dans les zones méditerranéennes, il fut aussi vénéré le long de la Méditerranée (bien que dans ce cas, ce fut la plupart du temps sous la forme d'Harpocrate)
Ses fêtes avaient lieu le 22 du mois de Meshir, avec Ptah; le 23 du mois de Famenoth; le 1er du mois de Pajon, avec ses Compagnons ; et son festival était 1er jour du mois de Paini. Dans le Delta, on l'assimila à des dieux locaux moins connus, comme Kentekhtai ou Sopdou.
Animaux assimilés : faucon et musaraigne. On raconte que ses animaux de sacrifice dans son enfance étaient le taureau, la chèvre et le porc ; mais c'est sous la forme d'un porc noir que Seth endommagea l'Oeil d'Horus. (c'est pourquoi le porc est devenu l'animal de Seth)
Dieu Grec assimilé : Les Grecs l'ont associé à leur dieu Apollon, et de là vient le nom d'Apollinopolis donné à la ville d'Edfou.
Iconographie : Il est représenté généralement avec une tête de faucon et la double couronne. Il apparaît aussi comme un duisque solaire aux des ailes de faucon ; sous cette forme, c'était un symbole de protection sur les portes et les salles intérieures des temples.
Description : Divinité égyptienne majeure. C'est le dieu le plus ancien ayant la forme d'un faucon. Beaucoup de dieux furent confondus avec Horus dans les synthèses religieuses de chaque localité, et c'est de là que vient la grande quantité de dieux faucon dans le panthéon égyptien.
Symbole du ciel, il a ensuite été identifié au soleil, dont il constitue l'une des formes principales. Son nom, Hor en égyptien, signifie "le lointain", réfèrence à l'astre diurne. Rapidement, l'image du disque solaire planant dans le ciel est assimilée à celle du faucon. Dans les Textes des Pyramides on l'identifie au ciel oriental, tandis que Thot est assimilé au ciel occidental ; par conséquent, c'est le Seigneur de la montagne par où le soleil passe chaque matin. Il était initialement fils d'Hathor, mais ce rôle fut postérieurement adopté par Isis.
Dès l'époque Prédynastique, Horus est identifié au roi, qui est tout à la fois son héritier terrestre et son incarnation. Horus appartient au mythe d'Osiris devenant son fils et celui d'Isis, vengeur de son père et adversaire de Seth, l'oncle meurtrier. De ces cycles mythologique sont issues les nombreuses formes d'Horus. Osiris, Isis et Horus forment la triade la plus importante. Bien qu'étant associé au culte osiriaque et apparaîssant comme fils d'Isis et d'Osiris, cela ne paraît pas être son origine. Horus existait déjà à l'Epoque Predynastique et plus tard son culte a été adapté au mythe d'Osiris dans une tentative de sincretisme religieux.
Dans la mythologie égyptienne, quand Horus arriva à l'âge adulte, il fut disposé à combattre Seth pour récupérer le trône de son père. Ces faits sont repris dans plusieurs textes : certains d'entre d'eux tendent à montrer la rivalité existante entre Osiris et Ra ; d'autres proviennent de livres funéraires ou d'hymnes, mais présentent toujours une version incomplète de la légende. Ainsi, Horus a perdu l'oeil gauche (la lune) dans la bataille contre Seth, et celui-ci a perdu ses testicules ; Horus récupère son oeil et l'offre comme talismán à son père Osiris pour lui restituer la vue. Horus aurait aussi perdu ses mains, coupées par Isis à cause de Seth; une fois récupérées, celles-ci sont conservées à Hieraconpolis, ville accordé par Ra, afin de le dédommager des offenses de Seth. Horus demanda à Ra d'envoyer dans cette dernière ses fils Duamoutef et Quebehsenouf. On raconte également que Râ lui accorda Bouto où il envoya Amset et Hapy (cf Âmes de Pé et de Nekhen). Au jugement, à Heliopolis, on reconnut le droit d'Horus à succéder à Osiris ; selon la légende memphite, grâce à Geb, Horus et Seth se sont mis d'accord sur le royaume ; Seth resta dieu de la Haute Egypte et Horus de la Basse Egypte. Ainsi, initialement, Horus, dieu de Basse-Egypte, s'oppose à Seth, représentant la Haute-Egypte ; puis il est considéré comme le souverain de l'Egypte tout entière, alors que Seth devient le dieu du désert, des oasis et des peuples barbares. On représente ainsi l'opposition entre la fertilité du Nil (Osiris) et l'aridité du désert (Seth). Après avoir succédé à son père, il a laissé le gouvernement aux rois mythiques, que la tradition nomme"Shemsu-Horus" ou "suivants d'Horus".
Son nom a été associé aux planètes Jupiter et Saturne sous les dénominations Hor-up-shet et de Hor-p-ka. Dans le Livre des Morts, Horus, sous sa forme d'Haroeris, a quatre fils (Amset, Hapy, Duamutef et Kebehsenuf) qui sont la manifestation des ses pouvoirs et qui aident le Pharaon à monter au ciel.
Il fait aussi partie des mythe lunaire puisque, à l'origine, le soleil et la lune sont les yeux du ciel ; mais les prêtres d'Heliópolis attribuèrent le soleil à Ra, en gardant la lune comme oeil d'Horus.Seth arrache l'oeil gauche et le dévore (nouvelle lune), mais Thot le guérit (pleine Lune). Cet oeil est appellé Oudjat.
Dieu guerrier, il défend le soleil contre ses ennemis. A la Basse Epoque, amulettes et petits bronzes se multiplient, reproduisant les diverses facettes du dieu.
Quelques formes d'Horus
| Horus solaires | |
| Harmakhis | Horus à l'horizon. Il a personnifié le soleil croissant et est associé à Khepri comme symbole de résurrection et devie éternelle. |
| Hor-khenti-khet | Le soleil matinal |
| Harakhty | Le soleil au zénith. Horus de l'horizon. Confondu avec Ra |
| Hor-Iabti | Horus de l'est (identifié à Harakhty) |
Horus plus âgés |
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| Haroeris | "Horus l'ancien". Il est une des formes les plus anciennes d'Horus. Il est le dieu suprême de la Haute Egypte. Ses diverses formes sont : Horus de Behedèt, Hor Marti, Hor Semsu et Hor-khenti-Irti (une forme de Mekhenti-irti) |
| Hor Semsu | Né Osiris et d'Isis, mais considéré comme fils de Nut, il est, par conséquent confondu avec Haroeris |
| Horus de Behedet | Forme de Haroeris, adorée dans les sanctuaires de Behedet, à Edfou, où il est représenté comme un homme à tête de faucon, avec l'arme avec laquel il a tué Seth. |
| Hor- Khentiriti | "Horus qui régit avec ses 2 yeux". "Seigneur de ses yeux" |
| Harendotes | Horus "vengeur de son père" |
| Hartomes | Forme de Harendotes. Le Horus qui mena à bien la vengeance contre Seth. |
| Hor Nekheny | Horus de Neken |
| Hor Panebtaoui | Horus, Seigneur des deux Terres. |
| Les Horus enfants | |
| Harsiesis | Originaire de Buto. "Horus fils d'Isis". Cet Horus a été conçu comme fils posthume d'Isis et d'Osiris après le meurtre de ce dernier par Seth. |
| Harpra | Dieu solaire de Coptos |
| Ihy | Assimilé à Harsomtus et ensuite à Harpocrate |
| Harsomtus | Horus de Behedet rené sous forme d'enfant à travers le ventre d'Hathor. "Horus unificateur des 2 terres". Il apparaît dans le temple de Dendera comme fils Hathor et de l'Horus d'Edfou. |
| Panebtaui | Fils de Haroeris. |
| Harpocrate | Fils d'Osiris. Il a absorbé Harsiesis, et Harsomtus (qui avait déjà été assimilé à Ihy) |
| Les autres Horus | |
| Hérichef | Dieu primitif de la fertilité |
| Horus planétaires | |
| Hor-imy-shenut | Il cherche dans le Nil les morceaux de son père. Son nom signifie "Celui qui est à Shenuet. " |
25 août 2006
Isis
Ode à Isis
Isis, créatrice de l'univers,
Souveraine du ciel et des étoiles,
Maîtresse de la vie,
Régente des divinités,
Magicienne aux excellents conseils,
Soleil féminin,
Qui scelle toute chose de son sceau!
Les hommes vivent sur ton ordre,
Rien n'est en réalisé sans ton accord.
temple de philae
15 août 2006
Esclavage et egypte: l'intox' biblique...
L'idée de l'existence de l'esclavage en Egypte durant l'antiquité pharaonique
repose essentiellement sur les textes bibliques (Ancien testament). Aujourd'hui, les nombreuses fouilles archéologiques permettent enfin de faire la lumière sur cette fameuse trame historique.
Nous avons tous dans la tête les images des grands films hollywoodiens (péplums) et notamment la titanesque fresque cinématographique de Cécil B. Demil, "Les dix commandements", dans laquelle on y voit des esclaves Hébreux construisant des monuments pharaoniques (temples, pyramides) sous le regard tyrannique de chefs de chantiers égyptiens, n'hésitant pas à les fouetter au passage.
Ce film s'appuie sur les récits de la Bible (Ancien Testament ) qui insistent sur les 430 années d'esclavage des Hébreux en Egypte (Cf. La Bible, Exode, XII, 40). Ainsi, par exemple dans Exode, I, 8 à 11, il est écrit : "Il s'éleva sur l'Egypte un nouveau roi qui n'avait point connu Joseph. Il dit à son peuple voilà les enfants d'Israël qui forment un peuple plus nombreux et plus puissant que nous. Allons ! montrons-nous habiles à son égard, empêchons qu'il ne s'accroisse et que, s'il survient une guerre, il ne se joigne à nos ennemis pour nous combattre et sortir ensuite du pays. Et l'on établit sur lui des chefs de corvée, afin de l'accabler de travaux pénibles. C'est ainsi qu'il bâtit les villes de Pithom et de Ramsès, pour servir de magasins à Pharaon".
Avant, les historiens et archéologues n'avaient qu'une seule envie, c'était de démontrer la véracité de ce récit en s'appuyant sur des données scientifiques et historiques fiables. Mais aujourd'hui, compte tenu des récentes découvertes archéologiques et linguistiques, il serait sage d'accepter de reléguer ce récit au rang des légendes imaginaires. Nous allons voir pourquoi.
Livrons-nous maintenant à un examen méthodique et rationnel du texte de l'Exode cité ci-dessus. Si les Hébreux avaient réellement été à un moment donné, plus puissants et plus nombreux que les Egyptiens, ils n'avaient donc plus à les craindre. Sans doute auraient-ils même pu prendre le pouvoir en Egypte. Cette assertion, il faut l'avouer est exagérée, donc fausse ! De la même façon, les Hébreux n'ont jamais connu 430 années de travaux forcés en Afrique pour la simple et bonne raison qu'il faut déduire de ce chiffre, les quelques siècles suivant leur arrivée où ils ont pu bénéficier des faveurs du roi en place. Concernant Joseph, on sait aujourd'hui qu'il est arrivé en Afrique à l'époque de la domination des envahisseurs Hyksos, originaires de Syrie. Ceux-ci furent par la suite chassés par le pharaon Ahmès, vers 1580 avant J. C. Donc, le fait que le nouveau pharaon soit plus dur avec les Hébreux, vient du fait que l'Egypte retrouvant sa souveraineté, doit impérativement faire la lumière sur ses amis et ennemis potentiels. Les premiers Hébreux, cousins des Hyksos selon Flavius Josèphe, n'arrivant pas à clarifier leur position vis à vis du nouveau pouvoir pharaonique, deviennent automatiquement des ennemis potentiels. D'où la crainte qu'ils ne se joignent aux forces Hyksos en cas de nouvelle invasion de l'Afrique.
A propos maintenant des corvées, nous ne devons pas oublier que les Hébreux étaient des pasteurs nomades (éleveurs de chèvres…) et les Egyptiens, des civilisateurs sédentaires (bâtisseurs de monuments). Il est donc évident que pour des nomades, construire des temples (à savoir tailler des pierres, porter des charges lourdes, tirer des câbles, etc..) était en totale inadéquation avec leurs habitudes de vie, d'où l'aspect pénible et contraignant de ce travail, qui faisait cependant partie des habitudes de vie des Egyptiens. Pour la mise en esclavage des hébreux en Afrique, tous les historiens admettent aujourd'hui, que c'est une fable.
L'Egypte n'a pas utilisé d'esclaves pour bâtir ses monuments sacrés. Il était d'ailleurs interdit d'exercer la moindre pression sur les ouvriers et des textes de loi les garantissaient contre d'éventuels abus de pouvoir. Comme le souligne l'égyptologue Robert-Jacques Thibaud (Cf. Robert-Jacques Thibaud, Dictionnaire de mythologie et symbolique égyptienne) : "Contrairement aux idées reçues et répandues depuis des siècles (…) l'Egypte pharaonique n'a pas utilisé d'esclaves pour la construction de ses temples ou des monuments destinés à ses rois". Là-dessus, les archéologues Zahi Hawass et Mark Lehner, confirment encore que (Cf. Cf. Revue National Géographic, novembre 2001, n° 26) : "Contrairement aux idées reçues, encore relayées par certains guides récents, les pyramides n'ont pas été construites par des esclaves ou des étrangers".
En fait, les pharaons avaient formé depuis toujours, une élite d'architectes, de géomètres, d'astronomes et d'ingénieurs en mécanique, hautement qualifiée pour penser et réaliser tous les ouvrages architecturaux (temples, pyramides, sculptures, …). Cette élite était renforcée par des ouvriers hors pairs (tailleurs de pierre, peintres, sculpteurs…), aidés par des paysans égyptiens désireux de rendre service à leur patrie : Kemet.
Pour les Egyptiens, leur terre était un don des dieux, d'où le souhait de couvrir le pays de temples sacrés dédiés aux dieux (Neterou). L'ouvrier, l'artisan et l'architecte faisaient presque œuvre de piété en construisant les temples sacrés. Sur un autre plan, les grands chantiers permettaient à pharaon d'occuper son peuple durant les périodes d'inactivités (germination, inondation…). Nous savons précisément aujourd'hui qui étaient ces travailleurs, grâce aux écrits pharaoniques et aux fouilles archéologiques.
Vers 2300 avant J. C. par exemple, le pharaon Mykérinos laissa cette inscription sur son tombeau : "Sa majesté veut qu'aucun homme ne soit pris au travail forcé mais que chacun travaille à sa satisfaction". Vers 1300 avant J. C., un autre texte du pharaon Ramsès II mentionne : "Oh ! Travailleurs choisis et vaillants ! Oh ! Vous les bons combattants qui ignorez la fatigue, qui exécutez les travaux avec fermeté et efficacité. Je ne vous ménagerai pas mes bienfaits, les aliments vous inonderont. Je pourvoirai à vos besoins de toutes les façons, ainsi vous travaillerez pour moi d'un cœur aimant. Je suis le défenseur de votre métier (…) Votre nourriture sera très copieuse, car je connais votre travail véritablement pénible, pour lequel le travailleur ne peut exulter que lorsque son ventre est plein (…) J'ai aussi mis en place un nombreux personnel pour subvenir à vos besoins : des pêcheurs vous apporteront des poissons, d'autres, des jardiniers feront pousser des légumes, des potiers travailleront au tour afin de fabriquer de nombreuses cruches, ainsi pour vous, l'eau sera fraîche à la saison d'été".
Ramsès II fit construire de nombreux édifices partout en Egypte (à Thèbes, en Nubie, à Abydos, dans le Delta, à Memphis, etc…). Il est ainsi aisé de constater que le grand respect qu'avait Ramsès II pour ses ouvriers, ne cadre absolument pas avec les textes de la Bible. D'autre part, comme l'indique l'historien Pierre Nillon (Cf. Pierre Nillon, Moïse l'Africain, éd. Ménaibuc ), les anciens ont vraisemblablement confondu, le pharaon Ahmès (Yamessou), qui a effectivement poursuivit les envahisseurs Hyksos avec ses chars jusqu'en Syrie et Ramsès II (Ramessou), pour lequel rien de semblable n'est consigné (L'historien Juif Flavius Josèphe assimile Hyksos et Hébreux, d'où la confusion entre Ahmès et Ramsès. Cf. son ouvrage Contre Apion).
Les fouilles archéologiques nous ont aussi permis de découvrir les habitations et les tombeaux de nombreux ouvriers et chefs de chantiers d'élite. En 1987 par exemple, on a découvert une centaine de tombes d'ouvriers ayant participé à la construction de la pyramide de Kéops à Gizeh (L'idée même que les Hébreux aient construit les pyramides est un non sens car celles-ci existaient déjà 2000 ans avant leur arrivée en Afrique). Pour les chercheurs Zahi Hawass et Mar Lehner : "Les pyramides ont été édifiées par des citoyens égyptiens ordinaires, dont certains étaient enrôlés par roulement d'autres engagés à plein temps". Ceux-ci étaient grassement payé pour leur labeur. Le décompte des salaires des ouvriers ayant construis la Vallée des Rois (contremaîtres, carriers, tailleurs de pierre, charpentiers, sculpteur, peintres et manœuvres) est encore là pour confirmer notre propos : "Salaire pour le 2ème mois de l'été : le contremaître 7 sacs ½ ; le scribe 7 sacs ½ ; chacun des 17 ouvriers 5 sacs ½ ; soit 93 sacs ½ ; les deux jeunes chacun 2 sacs, soit 4 sacs ; le gardien 4 sacs ½ ; les servantes (ensemble) 3 sacs, le potier 1 sac ½ ; le médecin 1 sac ½". Pour l'égyptologue Théophile Obenga (Cf. Théophile Obenga, La philosophie africaine de la période pharaonique, éd. Harmattan) : "Soustrait de la production des biens alimentaires, ces ouvriers recevaient de la part de l'administration pharaonique, quotidiennement pour se nourrir du pain, de la bière, du poisson, des dattes et des légumes et à l'occasion de fêtes particulières, de la viande. L'eau potable leur était également fournie chaque jour. Ils étaient ravitaillés aussi en vêtements et en sandales (…) Chaque artisan recevait (…) un salaire déterminé sous forme de céréales, parfois aussi en métal précieux. La paie, assurée par le Trésor Royal, avait lieu au début du mois, par anticipation. Les céréales faisaient office de monnaie". Cette rémunération sous forme de sacs de céréales est attestée dès l'Ancien Empire, soit vers 2800 avant J. C.
A vrai dire, il n'existe aucun document montrant véritablement un esclave en Egypte. On trouve tout au plus, des captifs de guerre et des serviteurs. Voilà pourquoi le mot "esclave" n'existe même pas en égyptien ancien. Les historiens fantaisistes essaient de traduire le mot "bak" qui veut dire en réalité "serviteur" par "esclave". Mais le serviteur était un homme libre, marié ou non et salarié pour son travail (la graphie même du mot montre un homme libre). Le mot "hm" quant à lui, désigne dans un sens plus religieux "serviteur". Il s'appliquait à pharaon, aux prêtres, aux artisants, etc… Enfin, le mot "Sekher ankh" à savoir "vivant blessé" s'appliquait aux captifs de guerre. Il n'y a donc pas de mot pour dire précisément "esclave" en égyptien ancien, donc ce que l'on ne peut pas nommer ne peut avoir existé.
Chaque ouvrier recevait un salaire pour son labeur, tel ce peintre de Deir el Médina, qui reçu pour la réalisation d'un sarcophage : "Un vêtement tissé d'une valeur de 3 séniou (poids d'argent d'environ 7.6 g) ; un sac d'une valeur de ½ sac de céréales, une natte avec couverture, soit ½ séniou et un vase de bronze valant ½ séniou". Un autre texte mentionnant une grève faite sous Ramsès III (vers 1200 avant J. C.) par des ouvriers s'estimant mal entretenu, confirme encore la position des chercheurs (En plus, le pharaon les a ouvertement défendu). Sur le tombeau du prêtre juge Kai, on peut lire : "Je les ai payé (les ouvriers) en bière et en pain et leur ai fait jurer qu'ils étaient satisfaits".
Tous les Egyptiens étaient donc fiers de leur travail, de leur pharaon, de leur pays et des bienfaits que Dieu (Amon) leur avait gratifié, depuis leur départ d'Ethiopie-Nubie. Construire des temples étaient pour eux une manière de prouver à Dieu et à pharaon leur dévotion, leur amour et leur discipline. Les étrangers affectés à ces travaux de construction satisfaisaient le dessein national du pays tout en étant rémunérés.
En conclusion, tous ces documents prouvent que la thèse de l'esclavage des Hébreux en Egypte est une fable. En parlant de leur servitude en Egypte, les Hébreux ont voulu signifier au combien la construction des monuments fut pénible pour eux, qui était à l'origine un peuple nomade et éleveur de bovins (Cf. Exode XIII, 3. L'Egypte est assimilée à une maison de servitude). Et d'ailleurs dans Exode, XVI, 3, ils confirment qu'ils étaient parfaitement bien nourris par pharaon, comme tous les ouvriers égyptiens : "Que sommes-nous mort par la main de l'Eternel dans le pays d'Egypte, quand nous étions assis près des pots de viandes, quand nous mangions du pain à satiété ? Car vous nous avez menés dans ce désert pour faire mourir de faim toute cette multitude". Soyons un minimum sérieux, des esclaves n'auraient pas pu avoir du pain jusqu'à satiété. La Bible nous indique encore, qu'ils étaient entre autre, chargés de fabriquer des briques pour la construction des édifices (Exode, V, 8).
D'autre part, les connaissances de Moïse lui ont encore été légué dans les temples de pharaon, puisqu'il y exerçait sa fonction à l'origine, comme le stipule clairement la Bible. Enfin, les terres pharaoniques furent encore le refuge de Jésus et de sa famille lorsque, pourchassés par Hérode, ils étaient à la recherche d'un havre de paix. Il n'existait même pas de prisons, à plus forte raison des esclaves !
source: http://www.nefertari.be
04 août 2006
Osiris, seigneur des justifiés...
Osiris était le dieu des justifiés( ou morts ayant passés l'épreuve du tribunal divin). Il fut d'abord le néter de l'agriculture. Son culte s'est diffusé dans le pays dès les anciennes époques. Au Nouvel Empire, l'ensemble des rites funéraires et des représentations de la mort et de la résurrection était fondé sur son histoire légendaire.
Fils aîné de Geb et de Nout, Osiris voit le jour à Thèbes, en Haute-Egypte. A l'annonce de la nouvelle de sa naissance, Rê se réjouit. Il fait venir auprès de lui son arrière-petit-fils et le reconnaît comme héritier de son trône. Quand son père Geb se retire au ciel, Osiris lui succède en qualité de roi d'Egypte et épouse Isis, sa sœur. Issus du ciel et de la terre, Osiris et Isis sont le premier couple de rois-dieux à vivre parmi les hommes.
Osiris est un souverain éclairé et on le désigne bientôt sous le nom d'Ounophris, "l'Etre bon". Mais il ne tarde pas à être la victime d'un complot organisé par son frère Seth, incarnation du désordre. Au cours de la vingt-huitième année de son règne, alors qu'Osiris revient victorieux d'une longue campagne de conquêtes, Seth profite des fêtes organisées à cette occasion pour inviter son frère à un banquet. Au cours de la soirée, il capture Osiris et l'enferme dans un grand coffre qu'il jette dans le Nil.
La douleur d'Isis à la nouvelle de l'assassinat d'Osiris par leur frère commun est immense. Elle coupe aussitôt ses cheveux, déchire ses vêtements et part à la recherche du coffre dans lequel "l'Etre bon" a été enfermé. Entraîné à la mer, le coffre a été porté par les flots jusque sur les côtes de Phénicie, au pied d'un tamaris qui, croissant avec une étonnante rapidité, le cache désormais entièrement dans son tronc. Malcandre, roi de Byblos, pour étayer le toit de son palais, donne alors l'ordre d'abattre l'arbre. Celui-ci se met à répandre une senteur exquise dont Isis entend parler et dont elle comprend aussitôt la signification. Sans tarder, elle se rend en Phénicie où on lui remet la colonne miraculeuse. Elle en retire le cercueil de son époux qu'elle arrose de ses larmes, le ramène en toute hâte en Egypte et le tient caché dans les marais de Bouto afin de le soustraire aux entreprises de Seth. Mais ce dernier, servi par le hasard, le retrouve au cours d'une partie de chasse. Pour anéantir à tout jamais son frère, Seth décide d'en découper le cadavre en quatorze morceaux qu'il disperse à travers la campagne.
Sans se décourager, Isis se met à la recherche des précieux débris et les retrouve tous, à l'exception du phallus qu'un poisson du Nil, à jamais maudit pour ce crime, a entièrement dévoré. La déesse reconstitue le corps d'Osiris, en rajustant adroitement les fragments l'un à l'autre. Son neveu Anubis les momifie, puis la déesse magicienne, aidée de sa sœur Nephthys, de Thot, le vizir du défunt et d'Horus, son fils conçu par union avec le cadavre de son mari, redonne le souffle de la vie à Osiris à l'aide de formules magiques. Pour la première fois, les rites de l'embaumement qui rendent la vie éternelle ont été pratiqués.
Ressuscité et désormais à l'abri de "la seconde mort", Osiris aurait pu remonter sur son trône et continuer à régner sur les vivants. Mais il préfère quitter la terre pour se retirer dans "l'Am-douat" et laisser le trône terrestre à son fils Horus. Ce dieu au corps d'homme et à tête de faucon deviendra alors le modèle parfait de tous les rois à venir. Quant à Osiris, il règne depuis sur l'Au-delà, le monde souterrain où il accueille les âmes des justes et règne sur les ressucités.
17 juillet 2006
biographie imhotep.
donc beaucoup d'entre vous se sont interrogés sur la signification de mon adresse mail qui comprend le nom "Imhotep" a l'intérieur.
Comme certains d'entre vous le savent, je suis un grand fan de l'egypte ancienne.
Or, Imhotep est un homme qui vivait en Egypte ancienne! voici un petit topo à son sujet:
Imhotep était un homme qui vivait à l'époque de l'ancien empire(-2700 à 2200 ans av J-C)
il fut le grand Vizir de l'Horus Djéser ( a cette époque les rois ne portent pas encore le titre de pharaon).
on lui attribue la construction de la première pyramide a degré en pierre ( premier monument en pierre taillées et ajencées de l'Histoire) et de son complexe funéraire, la construction du premier sérapeum.
Mais il fut aussi un grand médecin, on lui attribue généralement "l'invention de la momification des dépouilles" et quelques traitements médicaux...
Il mit en place le premier système de stockage des récoltes pour prévenir les famines en cas de mauvaise crues du Nil et poursuivit l'unification des deux royaumes avec une politique de grands travaux...
Il fut également "premier prophète" (chef du clergé) de Rê à Héliopolis et on lui devrait la restauration du Ben-Ben, il serait également l'auteur de plusieurs receuils de poèmes et maximes...
Bref un Homme quasi complet à la fois architecte, artiste, "humaniste", homme spirituel et homme d'Etat...
Le seul homme egyptien de basse extraction a avoir été élevé au rang de dieu, et auquel un culte a été rendu au cours des siècles sous des formes différentes!!!








